Aujourd’hui, nous vous proposons un article consacré au sommeil et à l’endormissement chez le jeune enfant.
Pour nous éclairer à ce sujet, nous avons fait appel à Maryne, Auxiliaire Petite Enfance, depuis 2024, au sein de la micro-crèche de Loison-sous-Lens et également maman. Elle nous fait découvrir le processus d’apprentissage de l’endormissement et nous partage ses conseils pour faciliter le sommeil des tout-petits.
Le sommeil est un besoin fondamental, essentiel au bon développement du jeune enfant. Il contribue à la croissance, au développement physique et cognitif, à la régulation des émotions et à l’intégration des apprentissages.
Pourtant, le sommeil est rarement linéaire. Entre les troubles quotidien, la régression du sommeil, les changements d’environnement ou les maladies saisonnières, le sommeil du jeune enfant évolue et se transforme constamment. Il est donc normal que les parents se sentent parfois démunis face aux difficultés d’endormissement ou aux réveils fréquents.
Cependant, même si ce rythme varie d’un enfant à l’autre et en fonction de l’âge : pour les tous petits, le sommeil ne s’installe pas naturellement , c’est un apprentissage.
Le sommeil : un besoin physiologique fondamental
Le sommeil ne doit pas être considéré comme un simple temps de pause dans la journée. Il s’agit d’un besoin physiologique fondamental, au même titre que l’alimentation ou la sécurité affective. Un sommeil de qualité permet à l’enfant de récupérer physiquement, de consolider ses apprentissages et de mieux réguler ses émotions.
Chez le jeune enfant, le rythme veille/sommeil est encore immature. Les cycles de sommeil sont plus courts que chez l’adulte et la capacité à enchaîner ces cycles sans aide se développe progressivement avec l’âge et la maturité neurologique.
Un réel processus, pas un simple bouton "off"
S’endormir est un apprentissage progressif. Le jeune enfant passe par plusieurs étapes avant de trouver le sommeil : détente musculaire, ralentissement de l’activité, apaisement émotionnel et recherche de sécurité affective.
A noter : Il est important de coucher l’enfant dès les premiers signes de fatigue tels que les bâillements, le frottement des yeux, la perte d’intérêt et d’attention pour le jeu, le besoin d’affection, l’irritabilité soudaine etc.
Un enfant trop fatigué peut paradoxalement avoir plus de difficultés à s’endormir.
Chaque enfant possède donc son propre rythme biologique : certains ont besoin de plusieurs siestes, d’autres d’un temps de repos plus court, certains s’endorment rapidement, d’autres ont besoin d’un temps d’accompagnement plus long. Cela dépend de leur tempérament, de leur maturité neurologique et de leur vécu.
L'importance de respecter un rituel de coucher
Les rituels sont essentiels pour apaiser et mettre en confiance l’enfant. Ils permettent d’anticiper la séparation et de comprendre que le moment du coucher arrive.
Mettre en place une routine quotidienne permet d’aider l’enfant à structurer sa journée et à se repérer dans le temps. L’enfant a besoin de suivre une routine, c’est-à-dire une série d’actions quotidiennes répétitives pour le sécuriser et développer son autonomie. Cet apprentissage passe par la compréhension et la structuration de moments forts : des heures de repas régulières, des temps d’éveil, des temps d’activités, des moments pour la sieste, des heures de coucher et de lever etc.
Pour un sommeil réparateur, le corps de l’enfant a besoin d’un rythme régulier. Il est important de lui enseigner ces temps forts dès 6 à 9 mois pour qu’il assimile ces bonnes habitudes dès son plus jeune âge et qu’il puisse se repérer. Grâce à cette routine, l’enfant se sentira apaisé au moment de dormir.
Ces rituels peuvent inclure la lecture d’une histoire, l’écoute de musique douces ou de bruits blancs, des lumières tamisées, un moment câlin etc. Le doudou, la tétine ou un objet transitionnel peuvent également aider l’enfant à s’endormir rapidement, en limitant les risques de réveils nocturnes.
C’est la répétition et l’enchainement de ces éléments qui donneront le rythme et aideront le cerveau à libérer la mélatonine, l’hormone du sommeil.
L'évolution du sommeil au fil de la croissance
En tant que jeunes parents, il n’est pas toujours facile de savoir combien d’heures de sommeil sont nécessaires pour son enfant, entre les siestes à rallonge et les nuits parfois très courtes…
Chaque enfant est unique, mais en général les besoins en sommeil sont les mêmes selon leur tranche d’âge. A titre indicatif, nous considérons que :
- Pour un nouveau-né : Jusqu’à 20 heures, qui enchaîne 3 phases par cycle de 50 minutes (endormissement, sommeil calme, sommeil agité).
- Entre 4 mois et 1 an : 12 à 16 heures par jour (siestes comprises), avec des cycles de 70 minutes (endormissement, sommeil paradoxal, sommeil lent, sommeil lent profond).
- Entre 1 et 2 ans : 11 à 14 heures par jour, avec des cycles de 90 à 120 minutes (endormissement, sommeil lent léger, sommeil lent profond, sommeil paradoxal).
- Entre 2 et 3 ans : 10 à 13 heures par jour
Les siestes restent essentielles jusqu’à environ 3 ans, voire plus selon les besoins de l’enfant.
Les cycles de sommeil chez l'enfant
Le sommeil chez Les Petites Graines
Confier son enfant à une structure d’accueil collectif est une étape importante, souvent accompagnée d’émotions et parfois d’inquiétudes. Le sommeil fait partie des préoccupations majeures des parents, car chaque enfant a son propre rythme, ses besoins spécifiques et ses rituels d’endormissement construits à la maison.
Au sein de nos micro crèches Les Petites Graines, nous accordons une attention toute particulière à ces besoins. L’individualisation est au cœur de nos pratiques. L’étape de la familiarisation lors de l’entrée en crèche est primordiale : elle permet de questionner les familles sur le sommeil de l’enfant, ses habitudes, ses besoins, son rythme etc.
Nos équipes veillent à respecter le rythme individuel de chaque enfant, favoriser un climat de confiance en accompagnant les enfants jusqu’à l’endormissement si besoin, sans jamais forcer le sommeil.
Respecter le rythme, c’est aussi accepter que tous les enfants ne dorment pas au même moment ni de la même manière. Ainsi, nous adaptons nos pratiques en fonction : des signes de fatigue observés, de l’âge de l’enfant, de ses émotions et de son état du jour. Nous veillons à proposer le temps de repos dès les premiers signes, afin d’éviter le surmenage qui peut rendre l’endormissement plus difficile.
Concrètement, cela signifie respecter les habitudes familiales dans la mesure du possible, adapter notre posture selon le tempérament de l’enfant et accepter que certains aient besoin de plus de proximité et d’accompagnement.
Certains enfants s’endorment seuls dans leur lit après un court rituel. D’autres ont besoin d’être bercés, d’une présence rassurante, d’une main posée sur eux ou d’un accompagnement verbal. Pour les plus jeunes ou les enfants ayant un besoin de sécurité affective, l’endormissement peut se faire en transat, près d’un adulte, dans la salle de vie. Cette proximité permet de sécuriser l’enfant et de favoriser un endormissement progressif. Une fois le sommeil installé profondément, l’enfant est installé en chambre, dans un endroit calme.
Chaque enfant évolue : ce qui est nécessaire à un moment donné peut changer très rapidement au fil des semaines. C’est pour cela que nous échangeons quotidiennement avec les familles, pour être informés des évolutions de chaque enfant, de leurs besoins actuels etc, afin d’assurer une continuité de cette routine à la crèche.
Les rituels permettent à l’enfant d’anticiper le moment du sommeil et de vivre la séparation plus sereinement.
Au sein de nos structures, nous mettons en place :
- Un temps calme (lecture, histoire, musique douce)
- Une ambiance et un environnement favorable à l’endormissement (lumière tamisée, voix posée)
- Des repères stables et adaptés à chaque enfant
- Le respect des habitudes familiales dans la mesure du possible
La répétition de ces repères crée un cadre sécurisant et favorise progressivement l’autonomie dans l’endormissement.
Nos conseils
- Instaurer des horaires réguliers de repas et de coucher
- Éviter les stimulants et privilégiez les activités calmes en fin de journée
- Favoriser un environnement propice au sommeil (chambre peu éclairée, température modérée, musique douce etc.)
- Maintenir une routine stable, même le week-end (dans la mesure du possible)
- Favoriser une alimentation adaptée
- Rassurer l’enfant avec des objets familiers, comme une veilleuse ou une peluche.
En conclusion
L’endormissement chez le jeune enfant est un processus progressif qui nécessite du temps et de la sécurité affective. Il repose sur une relation de confiance entre l’enfant et l’adulte.
Au sein de nos micro-crèches, nous nous engageons à respecter le rythme individuel de chaque enfant, proposer un accompagnement personnalisé et à offrir une présence rassurante.
Parce que chaque enfant est unique, son sommeil l’est aussi. Ensemble, en échangeant et en ajustant nos pratiques, nous permettons à votre enfant de vivre le moment du sommeil avec confiance et sérénité.
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